C’est peut-être parce que la fête des pères approche ou bien parce que j’en suis à mon 109e jour de congé parental, mais j’avais envie de rassembler les pires moments de ma «carrière» de père à la maison pour le texte d’aujourd’hui.
J’aurais pu faire un Top 100 des meilleurs moments, mais je connais votre appétit pour les histoires qui racontent les plus lugubres journées de la vie familiale. Sur le blogue, les histoires merdiques sont toujours plus cliquées que les textes un peu plus roses. Alors on va rester dans votre talle. Gang de bizarroïdes! J
Et pour les besoins de la cause, on va aller puiser plus loin que les 109 derniers jours. Remontons jusqu’à mon premier jour en tant que papa, soit lors de la naissance de mon fils, il y a très exactement 1299 jours.
Croyez-moi, c’est facile de faire un Top 3 avec un aussi long laps de temps.
#3 Des bottes svp
Du haut de ses 8 mois, la p’tite Mia parcourt la maison à quatre pattes en cinquième vitesse. L’autre jour, alors qu’elle filait vers son papa adoré à toute allure, elle s’arrête subitement devant moi, en position à quatre pattes, la tête juste au dessus de mes pieds. Elle admire de près mes vieux Crocs d’un air contemplatif. Puis, juste au moment où je veux me pencher vers elle pour la prendre, Mia submerge mes fameuses sandales en me vomissant tout son déjeuner sur les pieds… Disons, que j’aurais préféré porter des bottes d’eau à ce moment là, car elles ont la grande utilité de ne pas avoir de petits trous qui laissent passer la déjection de bébé. Du vomi, entre les orteils, je sais pas si ça guérit le pied d’athlète, mais c’est pas ça que j’appelle le grand confort!
#2 Quelle chance!
Vous ne le savez peut-être pas, mais après l’accouchement il y a un genre de loterie à l’hôpital. Ça s’appelle «Qui sont les chanceux qui vont partager leur chambre avec le couple de colons?» Pour la naissance de Mia, on a gagné le jack pot! Malheureusement!
Sachez qu’avant de rencontrer nos supers colocs, nous devions déjà utiliser toute notre énergie pour essayer de survivre dans une minuscule chambre surchauffée où il y avait un air sec à nous en fendre la peau. On se croyait presque dans un hôpital de Bagdad! Comme si ce n’était pas assez, il nous a fallu endurer la présence constante de la dizaine de visiteurs bruyants et envahissants de notre couple de colons qui se racontaient des histoires stupides et qui empestaient la chambre avec leurs restants de bouffe qu’ils laissaient traîner par terre. Il y a aussi eu tous ces innombrables appels téléphoniques et cette histoire répétée au moins 1000 fois de l’horrifiante césarienne qui a bien failli tourner en bain de sang… Non, on n’a vraiment pas gagné à la bonne loterie ce jour-là!
#1 Horreur à Québec
Ce qui devait être une fin de semaine de repos et d’amusement en famille a finalement tourné en un cauchemar d’environ 7 heures. La grande coupable de ce désastre? La Gastro!
On n’entrera pas dans les détails, mais disons que fiston a pollué la piscine de l’hôtel à sa façon dès notre arrivée et que, quelques heures plus tard, c’était moi qui ne savait plus par quel côté je devais me présenter à la toilette. Aux petites heures du matin, sur le chemin du retour à la maison, j’étais à quatre pattes dans un banc de neige noir, sur le bord de l’Autoroute 40, en train de quasi convulser. Finalement, après avoir dormi 50 heures en trois jours et avalé quelques gorgées de Gatorade que je n’ai pas toujours su retenir, j’ai fini par m’en sortir. Comme fin de semaine de détente, on a déjà vu mieux!
Voilà pour le top 3. D’autres histoires de flops sont disponibles sur le blogue, en voici quelques unes :
Bonne lecture!
Jeff


