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vendredi 17 juin 2011

Le top des flops


C’est peut-être parce que la fête des pères approche ou bien parce que j’en suis à mon 109e jour de congé parental, mais j’avais envie de rassembler les pires moments de ma «carrière» de père à la maison pour le texte d’aujourd’hui.

J’aurais pu faire un Top 100 des meilleurs moments, mais je connais votre appétit pour les histoires qui racontent les plus lugubres journées de la vie familiale. Sur le blogue, les histoires merdiques sont toujours plus cliquées que les textes un peu plus roses. Alors on va rester dans votre talle. Gang de bizarroïdes! J

Et pour les besoins de la cause, on va aller puiser plus loin que les 109 derniers jours. Remontons jusqu’à mon premier jour en tant que papa, soit lors de la naissance de mon fils, il y a très exactement 1299 jours.

Croyez-moi, c’est facile de faire un Top 3 avec un aussi long laps de temps.

#3 Des bottes svp

Du haut de ses 8 mois, la p’tite Mia parcourt la maison à quatre pattes en cinquième vitesse. L’autre jour, alors qu’elle filait vers son papa adoré à toute allure, elle s’arrête subitement devant moi, en position à quatre pattes, la tête juste au dessus de mes pieds. Elle admire de près mes vieux Crocs d’un air contemplatif. Puis, juste au moment où je veux me pencher vers elle pour la prendre, Mia submerge mes fameuses sandales en me vomissant tout son déjeuner sur les pieds… Disons, que j’aurais préféré porter des bottes d’eau à ce moment là, car elles ont la grande utilité de ne pas avoir de petits trous qui laissent passer la déjection de bébé. Du vomi, entre les orteils, je sais pas si ça guérit le pied d’athlète, mais c’est pas ça que j’appelle le grand confort!

#2 Quelle chance!

Vous ne le savez peut-être pas, mais après l’accouchement il y a un genre de loterie à l’hôpital. Ça s’appelle «Qui sont les chanceux qui vont partager leur chambre avec le couple de colons?» Pour la naissance de Mia, on a gagné le jack pot! Malheureusement!

Sachez qu’avant de rencontrer nos supers colocs, nous devions déjà utiliser toute notre énergie pour essayer de survivre dans une minuscule chambre surchauffée où il y avait un air sec à nous en fendre la peau. On se croyait presque dans un hôpital de Bagdad! Comme si ce n’était pas assez, il nous a fallu endurer la présence constante de la dizaine de visiteurs bruyants et envahissants de notre couple de colons qui se racontaient des histoires stupides et qui empestaient la chambre avec leurs restants de bouffe qu’ils laissaient traîner par terre. Il y a aussi eu tous ces innombrables appels téléphoniques et cette histoire répétée au moins 1000 fois de l’horrifiante césarienne qui a bien failli tourner en bain de sang… Non, on n’a vraiment pas gagné à la bonne loterie ce jour-là!

#1 Horreur à Québec

Ce qui devait être une fin de semaine de repos et d’amusement en famille a finalement tourné en un cauchemar d’environ 7 heures. La grande coupable de ce désastre? La Gastro!

On n’entrera pas dans les détails, mais disons que fiston a pollué la piscine de l’hôtel à sa façon dès notre arrivée et que, quelques heures plus tard, c’était moi qui ne savait plus par quel côté je devais me présenter à la toilette. Aux petites heures du matin, sur le chemin du retour à la maison, j’étais à quatre pattes dans un banc de neige noir, sur le bord de l’Autoroute 40, en train de quasi convulser. Finalement, après avoir dormi 50 heures en trois jours et avalé quelques gorgées de Gatorade que je n’ai pas toujours su retenir, j’ai fini par m’en sortir. Comme fin de semaine de détente, on a déjà vu mieux!

Voilà pour le top 3. D’autres histoires de flops sont disponibles sur le blogue, en voici quelques unes :






Bonne lecture!


Jeff

vendredi 20 mai 2011

Évaluation de mi-parcours


Jeff fait relâche aujourd’hui. C’est moi, la maman, qui prend possession du blogue pour lui écrire et lui dresser son bilan de mi-mandat…
Cela fait bientôt trois mois que «l’échange des rôles» est survenu et il est temps de regarder derrière nous afin de faire l’évaluation de ton travail de père au foyer.
 Je ne crois pas que le terme «évaluation» soit juste, car je n’ai aucunement la science infuse en matière de compétence parentale; j’ai toujours fait et je fais toujours de mon mieux pour le bien des enfants, tout simplement.
Sacrifier six mois d’avancement dans ta carrière et ta liberté pour te consacrer aux enfants et aux tâches ménagères font déjà de toi un homme absolument exceptionnel. Je te remercie de ne pas avoir une pensée de «macho». Comme tu l’as dit, un vrai père et un vrai homme n’hésite pas à faire ce qu’il se doit pour ses enfants. Nous sommes une équipe solide et nous travaillons côte à côte, de façon complémentaire et équitable avec nos forces personnelles pour faire face aux aléas de la vie.
Avant de prendre ta décision de rester à la maison, il y a plusieurs choses auxquelles tu n’avais pas pensé.
§  Tu ne savais peut-être pas que tu perdrais une bonne dizaine de livres à force de tout donner, de te dépenser, de faire le ménage, habiller les petits et arriver à l’heure aux rendez-vous.
§Tu ne savais peut-être pas que tu irais faire l’épicerie si souvent que les caissières connaîtraient toutes ton nom et celui des enfants.
§  Tu ne te doutais probablement pas que tu allais me donner un jour un conseil de mode que tu as entendu en écoutant Canal Vie.
§  Tu ne savais peut-être pas qu’il fallait faire deux ou trois brassées de lavage par jour.
§  Tu ne savais peut-être pas à quel point on pouvait bouillir à l’intérieur quand les décibels montent dans la maison, que le vomi se répand sur le plancher et que les couches débordent.
§  Tu ne savais peut-être pas à quel point la patience est un muscle et que plus on l’exerce, plus ça se développe.
§  Tu ne savais peut-être pas que les belles victoires du jour peuvent remplir de bonheur une journée et qu’on n’a pas l’impression de ne rien avoir accompli en restant à la maison… Au contraire!
De mon côté, je ne savais pas à quel point tu pouvais m’impressionner. Envers et contre tous les petits commentaires sur «l’homme au foyer», tu montres la voie à un nouveau modèle de père cool, masculin, intelligent, aimant et qui n’a pas peur de se retrousser les manches pour le bien de sa famille.
Tu es un père qui prend ses responsabilités et qui accompagne sa blonde tel un équipier de rêve. Et surtout, tu es un père qui veut être un excellent modèle pour ses enfants : car tu as compris que c’est par l’exemple que passe une bonne part de l’éducation et les valeurs que l’on veut transmettre à nos enfants.

Je t’aime!
Alex
xxx

vendredi 6 mai 2011

Celle qui me fait de l’effet!


Ça fait un p’tit bout de temps qu’elle me titille, la p’tite coquine. J’ai beau essayer de lui résister, ses charmes font leurs effets. Et ça ne me sert à rien de me battre contre mes sentiments. C’est dans ma nature d’homme de fondre devant d’aussi belles courbes.
Pis c’est pas parce que je suis jeune et en couple que je vais me mettre à culpabiliser de tomber pour elle. Au contraire! Faut vivre un peu!
Sérieusement, elle est vraiment trop hot! Ce n’est pas seulement son body d’enfer qui me fait vibrer, mais aussi son p’tit côté caméléon. On dirait qu’avec elle j’arriverais à avoir du fun et à me sentir à l’aise peu importe l’endroit et la situation.
Depuis un bout de temps, j’en rêve.  Maintenent, je ne veux plus seulement rêver, je veux faire le saut, me jeter dans le vide et vivre la grande aventure.
Peut-être que je suis en train de vive une crise de la quarantaine en avance. Mais ce que je sais, c’est que j’ai grandement besoin d’elle dans ma vie!
Elle le sait…
Avant de crier au scandale, laissez-moi vous dire que ma blonde est au courant de «l’affaire». On en discute souvent. Je la remercie d’ailleurs pour son ouverture d’esprit. Faut dire que nous avons commencé à nous fréquenter alors que nous avions 19 ans et ce n’est que 13 ans plus tard, à l’âge de 32 ans, qu’elle se dit prête à me laisser aller à ce nouveau fantasme. Vive la complicité!
Car si j’avais proposé ce scénario ne serait-ce qu’il y a 4-5 ans, je me serais fait revirer de bord assez rapidement. À cette époque, nous n’étions pas prêts en tant qu’individus et que couple à faire face à cette situation. Là, nous le sommes.
Et j’espère que vous n’êtes pas en train de nous juger en lisant ces lignes. Car sachez que plusieurs couples que je connais vivent la même situation que nous, mais refusent obstinément de régler la question une fois pour toutes. Tant pis pour eux. Moi, je ne vais pas gâcher ma vie à me laisser influencer par ce que peuvent penser les autres.
L’autre Elle
Mais revenons à ELLE si vous le voulez bien…
C’est quand même drôle qu’elle me fasse triper autant. Car lorsque j’avais 19-20 ans, je vous aurais dit qu’elle n’était tout simplement pas de mon goût.
J’aurais certainement préféré une silhouette plus élancée que la sienne, avec un plus petit derrière (quoi que le sien n’est pas si gros peu importe ce que disent les critiques). J’aurais peut-être recherché un look plus rock & roll que le sien. Son côté luxueux et ses nombreux accessoires à la mode m’auraient laissés un goût de superficialité… Bref, elle n’aurait pas attiré mon attention plus qu’il le faut.
Mais, aujourd’hui, c’est justement sa grosseur et son luxe qui constituent ses principaux atouts…
Reality check
Car avec deux enfants et une montagne d’articles de bébé à trimbaler, j’avoue que je me sens à l’étroit dans ma Honda Civic. En plus de manquer de place, mon char manque de confort, de luxe et de sécurité.
Voilà pourquoi je fantasme sur Elle…La Honda Odyssey.
Luxe, espace, sécurité. Ça c’est une bagnole pour les pères au foyer. Ça m’en prend une! Et comme je vous le disais, ma blonde est bien daccord avec ça.
Quoi? Vous aviez accroché sur la photo de Jennifer Lopez?
J’ai vérifié, elle ne vient malheureusement pas avec le char.
Too bad!

Jeff