jeudi 8 septembre 2011

Jamais deux sans trois!



Comment faire pour terminer mon blogue en beauté et mettre un terme à mon aventure de six mois en tant que père au foyer? Juste à annoncer que la famille va s’agrandir encore dans quelques mois!! Ho yes!!

Après Lucas et Mia, voilà que la petite Romy devrait se joindre à notre clan vers la fin février. Même si ça signifie l’achat imminent d’une mini-van, le prolongement de mon contrat de changeur de couches, les frais de garderie qui vont encore grimper et le fait qu’il y aura toujours plus de filles que de gars dans la maison, je vous jure que je ne pourrais pas être plus heureux. Le bonheur total!

Ben oui, je sais que j’ai négligé mon blogue et que, pour certaines personnes, c’est de la vieille news tout ça! Ma blonde m’a scoopé sur Facebook en plus, elle qui se fait habituellement discrète sur notre vie privée. Pas facile la vie de blogueur!

Je sais aussi que j’aurais dû publier ça il y a trois semaines, lors de mon retour au boulot… Mais qu’est-ce que vous voulez, j’ai pas pu. Avec ma nouvelle job et ma volonté de profiter à fond des dernières semaines de mon congé parental qu’il me restait, j’ai manqué de temps pour vous écrire. Désolé!

De père au foyer à père indigne
Fini le congé parental. Me revoilà père indigne…Et tout un à part ça!

Ces dernières semaines, j’ai battu le record Guinness des heures supplémentaires au bureau. J’ai pas vu mes enfants et ma blonde, qui est enceinte de presque 4 mois, s’est tapé tout le sale boulot. Bref, celles qui m’ont lancé des fleurs pour mon dévouement auprès de ma jeune famille il y a quelques mois me lanceraient des tomates aujourd’hui.

«Maudit écœurant! Carriériste! Sans cœur! On l’savait que t’étais pas mieux que les autres!»

Vrai que si je reste indigne comme ça encore plus longtemps, j’ai comme l’impression que je vais devoir démarrer un blogue de père séparé qui paye une pension et ne voit pas grandir ses enfants! Mais on ne se rendra pas là…Ma blonde est patiente et ma banque de « air lousse » déborde avec tout ce que j’ai engrangé au cours des derniers mois! J

De retour au travail, je ne peux m’empêcher de repenser chaque jour à mon congé parental. On a formé tout un trio mes enfants et moi pendant les six mois passés ensemble. Même s’il y avait toujours trop de vomi partout, trop de mauvaises odeurs ou trop de sorties pas vraiment jet set, on a eu bien du fun! Puis, comme je l’expliquais dans un précédent texte, on a renforcé les liens qui étaient déjà très solides entre nous. Dans quelques années, on va relire les textes du blogue et revoir les entrevues données dans les médias pour revivre tout ça et se rappeler que nous avons passé des moments extraordinaires!


En terminant, je tiens à vous remercier d’avoir suivi nos petites aventures et d’avoir pris la peine de me donner vos commentaires en privé ou en public. Plus de 22 000 visites ont été enregistrées, ce qui m’étonnera toujours. Qui sait, on échangera peut-être encore si le projet Jeff au foyer se poursuit sous une forme différente…Ça pourrait bien arriver!

Je vous laisse avec une petite liste de textes que vous aurez certainement du plaisir à lire ou relire. Pour moi, ils me permettent de revivre d’excellents souvenirs!

Bye bye!

Mes tops
Meilleurs moments média :
2)      Salut Bonjour

Textes qui m’ont fait le plus rire :

Textes qui m’ont le plus touché :

Textes qui ont suscité le plus de réactions :
2)      Un appel à l’aide

vendredi 29 juillet 2011

Si fragile...


Pas de farce ou d'anecdote à raconter aujourd'hui. Encore moins d'histoire de couche qui déborde ou de flaque de vomi jaune sur le plancher...

Ce soir, j'voudrais tellement pas avoir l'air du gars qui se plaint et qui ne se rend pas compte de la chance qu'il a d'avoir avec lui deux p'tits trésors débordants de joie de vivre. Même s'ils déplacent beaucoup d'air (ou de gaz) et qu'ils peuvent nous causer de sévères maux de têtes par leurs cris perçants, je ne les échangerait jamais contre tout l’or du monde.

Oui, je sais qu’il y a beaucoup d’or dans le monde! Sûrement de quoi m’acheter la super papa-mobile de mes rêves et me payer une p’tite vacance exotique (ou deux!) pour me remettre de mon congé parental. Mais j’dirais «No deal!» quand même!

 Car il y a malheureusement toujours des histoires terribles de familles qui doivent vivre avec la maladie ou la perte d’un enfant. En lisant ça, on comprend vite qu’on se plaint pour rien. Vraiment!

 Jetez un coup d’œil sur le blogue d’une maman dont une de ses jeunes jumelles vient de perdre son combat pour rester en vie.

 Puis, si vous avez des enfants, allez donc les serrer dans vos bras pour profiter de leur présence, ne serait-ce qu’un instant.

 C’est ce que je viens de faire…


Jeff

lundi 25 juillet 2011

Dernier sprint


Quatre petits jours. C’est tout ce qui reste de ma vie de papa à la maison à temps plein. Car la semaine prochaine, ce sera déjà le temps d’envoyer les enfants à la garderie à temps partiel, le temps de les habituer graduellement avant leur grande entrée à temps plein qui est prévue à la mi-août.

Et oui, une fois le congé parental terminé, je serai bien trop occupé à travailler. Impossible de rester avec eux à la maison et m’occuper de l’éducation, des loisirs, de la bouffe et de tout le reste… Je serai un père indigne, comme bien d’autres.
Vous comprendrez toutefois que ma conjointe et moi devons envoyer les enfants à la garderie par nécessité, et non par choix. En 2011, à moins de compter sur un conjoint quasi millionnaire, il faut que les deux parents travaillent si on veut vivre dans un certain confort, envoyer les enfants dans les meilleures écoles, faire des voyages et avoir l’impression de vivre intensément.
C’est quand même un drôle de monde dans lequel on vit. On laisse des gardiennes, spécialisées ou non, s’occuper de nos enfants pendant que nous allons au travail pour s’occuper des autres, ou mener à bien des projets qui ne touchent aucunement les personnes les plus importantes de notre vie.

C’est de même que ça marche asteur!
Fini les vacances
Après trois semaines de pur plaisir et de beau temps, ma blonde est retournée au travail ce matin. Le cœur gros, mais la tête remplie de merveilleuses images puisqu’on a fait le plein de temps de qualité en famille.
Le retour au travail de ma blonde signifie également la fin des vacances pour moi. J’ai perdu mon helper. En fait, j’ai plutôt perdu mon général. Le cerveau des opérations. Une lourde perte pour notre clan, croyez-moi.
Ménage, bouffe, épicerie, ramassage de vomi et changement de couches… Je gère et j’opère.
Mais bon, tant qu’on est ensemble, c’est ce qui compte.


Jeff


jeudi 14 juillet 2011

Si seulement j’avais acheté mon bébé chez Future Shop!


Quelle est la différence entre avoir un enfant et s’acheter une bébelle électronique chez Future Shop? Ta bébelle chez Future shop vient avec une garantie. Ton bébé, non!

Dommage, car j’aurais eu une plainte à formuler au service à la clientèle du département des bébés concernant ma p’tite dernière. Elle n’a pas encore dix mois et son mécanisme fait déjà défaut. Ma p’tite bébelle non garantie est brisée.

Ha shit! C’est toujours à moi que ça arrive ces badlucks-là!

Pourtant, c’est pas comme si je n’avais pas fait attention. C’te petite-là, j’en ai pris un soin fou. Je lui ai tout donné. J’ai tout fait comme il faut. J’ai sacrifié sommeil, argent, santé et plein d’autres choses pour elle… Pis v’là qu’elle marche pu.  La vie est si injuste!

Comme un retour d’égout

Pour être plus précis, elle ne fonctionne pas mal à tous les niveaux ma p’tite bébelle joufflue. C’est juste qu’au moment de sa fabrication, on dirait que quelque part sur la chaîne de montage, quelqu’un a oublié de lui installer un morceau important. Pas un poumon ou un rein, mais un morceau très important quand même. Un clapet!

Oui, oui, un clapet. Tsé, la patente qui sert à garder à l’intérieur tout ce que bébé peut ingurgiter dans une journée. J’pense que ma fille n’en a pas. En tout cas, si elle en a un, il ne fait pas la job pantoute. Parce que du «régurgit», j’en ramasse à la pelle dans une journée!

Sans clapet, ou avec un clapet défectueux, ma fille c’est une usine à vomi! Elle est probablement même certifiée ISO 9002 pour son rythme soutenu de production. L’enfer!

Recherche de solutions

Pas moyen de régler le problème! Alors, comme j’peux pas poursuivre le fabriquant, ni utiliser une garantie pour me faire rembourser mon investissement, je me suis tourné vers le marché noir pour trouver un clapet de rechange.  Encore-là, aucun service pour le client que je suis. On me propose des reins en masse, des pancréas, des fois, mais pas de clapet… Quand tu ne peux même pas trouver ce que tu cherches sur le marché noir, c’est que t’es dans l’trouble!

Je fais donc appel à vous. Lorsque vous signerez votre carte de dons d’organes, spécifiez que vous aimeriez léguer votre clapet à ma petite Mia afin que son papa puisse enfin ranger sa guenille à vomi pour de bon. Je vous en supplie! Mes planchers aussi!

Si vous avez un clapet XXL c’est encore mieux. Plus le tuyau sera bouché, mieux on se portera.

J’vous laisse, j’ai une autre belle flaque à aller essuyer.


Jeff


lundi 4 juillet 2011

Break syndical



L’horaire d’été, c’est aussi pour les blogueurs. Pardonnez-moi de publier moins de textes depuis les dernières semaines, mais avec l’été qui semble enfin être arrivé pour vrai, j’ai comme plutôt envie de faire le plein de soleil que de me vider le cœur sur le blogue.

Pis en plus, c’est comme si je n’étais pas père au foyer pour les trois prochaines semaines car ma merveilleuse blonde est en vacances. Que c’est bon d’avoir un helper dans la maison!!!

Finalement, c’est moi qui est en vacances… Enfin presque!

Car les couches n’arrêtent pas de déborder même si ma douce moitié est à la maison. Même chose pour les décibels, les nez morveux, les vomis… Tout ça ne prend jamais une journée de congé… Jamais !

Ce qui fait que les anecdotes s’accumulent toujours et que les bonnes histoires de blogue sont là. Reste juste à brasser ça et vous revenir de temps en temps pour satisfaire votre soif d’histoires du pauvre père au foyer mal pris que je suis parfois.

Les dates de tombé du mardi et du vendredi peuvent donc changer. Inscrivez-vous dans la liste d’envoi et vous recevrez les nouveaux textes directement dans votre boîte de courriel. C’est le meilleur moyen de ne rien manquer.

On se reconnecte bientôt!


Jeff

mardi 28 juin 2011

Jeff vous répond


J’ai le goût de jouer au Doc Mailloux aujourd’hui et de répondre aux questions des lecteurs du blogue.

Wôw…Attendez un peu avant de fermer mon blogue. J’ai pas dit que j’allais me prendre pour le Doc Mailloux, ni me déguiser comme lui. On jase là! Si vous n’aimez pas le Doc, pensez donc à Louise Deschâtelets ou Érick Rémy… Mais svp, ne m’associez à aucun de ces personnages. C’est pas tellement hot pour mon image!

Ha pis, finalement, oubliez les tous! Jouons plutôt à Jeff vous répond.

Un problème d’odeur?

Un lecteur du blogue m’a posé une question intéressante récemment. Richard me demande pourquoi sa fille se met à hurler chaque fois qu’il la prend dans ses bras tandis qu’elle se calme aussitôt que sa conjointe la prend avec elle.

Richard, une chance que tu n’as pas posé cette question à une femme. Elle t’aurait répondu que c’est parce que les hommes n’ont pas le tour avec les enfants ou qu’ils sont nerveux et que les enfants le ressentent. Foutaise!

Sache que, comme bien de gars, c’est probablement le Irish Spring ton problème. Les bambins ne supportent pas cette odeur et c’est pourquoi ils pleurent dans les bras des hommes. Essaie Dove pour peau sensible. Tu m’en donneras des nouvelles. Je ne vois pas d’autre solution pour toi. Mieux encore, insiste pour que ta blonde se lave au Irish Spring. Tu pourras comparer. Ça conclura cette expérience TRÈS scientifique.

Pas dans ma toilette!

Permettez-moi également de répondre à un commentaire de Geneviève et Olivier qui dénoncent l’absence fréquente de tables à langer dans les toilettes publiques des hommes. Paraît que la madame est bien tannée de se taper tous les changements de couches et qu’elle se demande pourquoi personne ne corrige la situation.

La réponse est pourtant évidente Geneviève. Les ingénieurs et les entrepreneurs en bâtiment qui construisent les toilettes publiques sont en grande majorité des hommes. Probablement qu’il y a plusieurs papas constructeurs qui savent très bien que c’est tout à leur avantage de ne pas faire d’espace pour changements de couches dans les toilettes des hommes.

«Chéri, la couche de bébé déborde encore! Tu veux la changer svp?»

« J’peux pas, y’a pas de tables à langer dans les toilettes des hommes. C’est plate hein!»

Avoue que c’est bien pensé pareil! De la grande solidarité masculine!

Alors Geneviève c’est peut-être le temps pour toi de penser à un changement de carrière pour entrer dans le monde de la construction et bouleverser les habitudes d’aménagement de la salle de bain des hommes.

Tu peux aussi ne pas le faire. Les boys t’en seraient très reconnaissants! ;)


Jeff


dimanche 26 juin 2011

Baby blues blog

Côté marketing, je ne mériterais pas un gros score pour la dernière semaine. Un gros zéro pour tout dire.
Après avoir profité de l’incroyable visibilité que les médias m’ont apportée en parlant de Jeff au foyer à profusion dans les jours qui ont précédé la fête des pères, qu’est ce que j’ai fait? Rien! Pas un texte en 9 jours.
Drôle de moment pour tomber en panne alors que plus de 4000 nouvelles visites ont été enregistrées sur le site en un temps record. Salut Bonjour en a parlé, tout comme Radio-Canada, le Nouvelliste et d’autres médias aussi. (Les extraits d’entrevues sont disponibles dans la section Jeff au foyer…Dans les médias!)
C’était le temps de faire virer la machine. C’était le temps d’en donner en masse pour que ça clique. Pour paqueter les stats. Pour que Google capote un peu. Fallait que je ponde du stock. Bien du stock… Pis j’ai rien fait! J’ai laissé les médias s’intéresser à mon histoire et j’ai admiré mes belles statistiques.
Zéro marketing! Z-É-R-O!
Sauf qu’en réalité, ce n’est pas que j’ai vraiment rien accompli. J’ai beaucoup réfléchi…
Réfléchir en marketing, ça doit aider un peu?
Car tous les journalistes qui m’ont interviewé m’ont posé la même question : «Qu’est-ce qui va arriver avec le blogue à la fin août quand tu va retourner au travail?»
À cette question, j’avais une ou deux réponses un peu floues à donner. Car oui, j’avais des projets plein la tête, mais rien d’encore très avancé.
Sauf que là, après avoir bien réfléchi à mon affaire, j’peux vous dire qu’il y a de quoi de gros qui s’en vient!
Un de mes nombreux projets est en voie de se réaliser. On se croise les doigts pour que ça marche! Souhaitez-moi bonne chance. Mieux encore, BON SUCCÈS!
Tout ça me donne le goût de me rebrancher au blogue et de revenir avec des textes aussi souvent qu’avant. Le baby blues blog est passé. On reprend ça en main!
On se reconnecte mardi!

Jeff

vendredi 17 juin 2011

Le top des flops


C’est peut-être parce que la fête des pères approche ou bien parce que j’en suis à mon 109e jour de congé parental, mais j’avais envie de rassembler les pires moments de ma «carrière» de père à la maison pour le texte d’aujourd’hui.

J’aurais pu faire un Top 100 des meilleurs moments, mais je connais votre appétit pour les histoires qui racontent les plus lugubres journées de la vie familiale. Sur le blogue, les histoires merdiques sont toujours plus cliquées que les textes un peu plus roses. Alors on va rester dans votre talle. Gang de bizarroïdes! J

Et pour les besoins de la cause, on va aller puiser plus loin que les 109 derniers jours. Remontons jusqu’à mon premier jour en tant que papa, soit lors de la naissance de mon fils, il y a très exactement 1299 jours.

Croyez-moi, c’est facile de faire un Top 3 avec un aussi long laps de temps.

#3 Des bottes svp

Du haut de ses 8 mois, la p’tite Mia parcourt la maison à quatre pattes en cinquième vitesse. L’autre jour, alors qu’elle filait vers son papa adoré à toute allure, elle s’arrête subitement devant moi, en position à quatre pattes, la tête juste au dessus de mes pieds. Elle admire de près mes vieux Crocs d’un air contemplatif. Puis, juste au moment où je veux me pencher vers elle pour la prendre, Mia submerge mes fameuses sandales en me vomissant tout son déjeuner sur les pieds… Disons, que j’aurais préféré porter des bottes d’eau à ce moment là, car elles ont la grande utilité de ne pas avoir de petits trous qui laissent passer la déjection de bébé. Du vomi, entre les orteils, je sais pas si ça guérit le pied d’athlète, mais c’est pas ça que j’appelle le grand confort!

#2 Quelle chance!

Vous ne le savez peut-être pas, mais après l’accouchement il y a un genre de loterie à l’hôpital. Ça s’appelle «Qui sont les chanceux qui vont partager leur chambre avec le couple de colons?» Pour la naissance de Mia, on a gagné le jack pot! Malheureusement!

Sachez qu’avant de rencontrer nos supers colocs, nous devions déjà utiliser toute notre énergie pour essayer de survivre dans une minuscule chambre surchauffée où il y avait un air sec à nous en fendre la peau. On se croyait presque dans un hôpital de Bagdad! Comme si ce n’était pas assez, il nous a fallu endurer la présence constante de la dizaine de visiteurs bruyants et envahissants de notre couple de colons qui se racontaient des histoires stupides et qui empestaient la chambre avec leurs restants de bouffe qu’ils laissaient traîner par terre. Il y a aussi eu tous ces innombrables appels téléphoniques et cette histoire répétée au moins 1000 fois de l’horrifiante césarienne qui a bien failli tourner en bain de sang… Non, on n’a vraiment pas gagné à la bonne loterie ce jour-là!

#1 Horreur à Québec

Ce qui devait être une fin de semaine de repos et d’amusement en famille a finalement tourné en un cauchemar d’environ 7 heures. La grande coupable de ce désastre? La Gastro!

On n’entrera pas dans les détails, mais disons que fiston a pollué la piscine de l’hôtel à sa façon dès notre arrivée et que, quelques heures plus tard, c’était moi qui ne savait plus par quel côté je devais me présenter à la toilette. Aux petites heures du matin, sur le chemin du retour à la maison, j’étais à quatre pattes dans un banc de neige noir, sur le bord de l’Autoroute 40, en train de quasi convulser. Finalement, après avoir dormi 50 heures en trois jours et avalé quelques gorgées de Gatorade que je n’ai pas toujours su retenir, j’ai fini par m’en sortir. Comme fin de semaine de détente, on a déjà vu mieux!

Voilà pour le top 3. D’autres histoires de flops sont disponibles sur le blogue, en voici quelques unes :






Bonne lecture!


Jeff

vendredi 10 juin 2011

Un message de Mère Indigne


Dans la planète web, Caroline Allard (alias Mère Indigne) est l’une des blogueuses les plus populaires en matière de relations parents/enfants. Son humour décapant sur le quotidien de la vie de parent lui a permis de séduire de nombreux internautes devenus complètement accros à ses chroniques. De son blogue à succès sont ensuite nés deux livres et une web série «Les chroniques d’une mère indigne» qui a finalement été diffusée à Radio-Canada… Pas mal hein?

Et bien la madame populaire est passée faire un tour sur mon blogue. Comment je le sais? Parce qu’elle m’a écrit pour me dire qu’elle a aimé ce qu’elle a lu! Voici une copie de son courriel :

Bonjour JF!

J'ai été lire quelques-unes de vos chroniques et j'aime beaucoup! C'est chouette de pouvoir se laisser aller au voyeurisme (voir comment ça fonctionne, un papa à la maison ;-)) et comparer nos journées de mères avec les vôtres (ceci dit, il y a pas mal de trucs communs, dont une haine des émissions de filles ;-)). Votre blog a l'air de très bien marcher, ça ne m'étonne pas et ça me fait bien plaisir pour vous! 

Bonne continuation (et bonne chance avec les incursions scatologiques de bébé dans les garde-robes! ;-))!  (référence blogue ici)

Caroline

P.S. Vos enfants sont adorables!

Voilà qui me donne des idées pour la suite des événements… Jeff au foyer, ça pourrait prendre une forme différente quand mon congé parental sera terminé. Qu’en pensez-vous?

Radio X

Mon entrevue avec l’équipe de l’émission le 5 @ 7 de CHOI 98,1 Radio X est maintenant disponible dans la section Jeff au foyer… dans les médias. Merci à Dany Houle, Mathieu Marcotte et Martine Albert pour l’accueil. C’est juste dommage que l’entrevue se soit terminée sans qu’on puisse nommer le blogue en ondes. Pour ce qui est de la visibilité et des clics que l’entrevue aurait pu rapporter, va falloir oublier ça.

On se reconnecte bientôt! La fête des pères approche.


Jeff



vendredi 3 juin 2011

Tu me manques…


Depuis une quinzaine d’années, on ne s’était jamais éloigné l’un de l’autre. Ta présence était à la fois rassurante et valorisante. Aujourd’hui, tu n’es plus là et ton absence fait mal.
Faut dire qu’au tout début de notre aventure, je ne voyais pas beaucoup de potentiel en toi. Mais les choses ont bien changé avec les années. Je t’ai vu grandir et prendre de la valeur à mes yeux. Tu m’es devenu indispensable.
Tu étais l’allié de mes grandes virées et un équipier sécurisant. Tu étais un partenaire de première ligne pour mes projets de vie les plus importants. Sans toi, le ¾ de mes projets tombait à l’eau. La moitié de mes idées ne se serait jamais concrétisée.
C’est vrai que nous avons eu nos petits accidents de parcours ces 15 ou 16 dernières années. On s’est perdu de vue durant de brèves périodes, mais les choses ont toujours fini par se replacer. Chaque fois, j’en étais le plus heureux du monde!
Mais aujourd’hui, tu n’es plus là...
Je sais bien que tu vas finir par revenir. Dans moins de trois mois, mon cher plein salaire, je vais pouvoir t’empocher comme dans le bon vieux temps!
En attendant, je me contente du maigre pourcentage qu’on accorde au père au foyer que je suis!
Et je vois ma blonde faire presque tous les paiements.
C’est ça la vraie misère des hommes au foyer! :)
Ayoye!

Jeff


vendredi 27 mai 2011

Désolé patron!


Quoi de mieux qu’une journée pluvieuse pour aller au bureau et rendre visite à ses collègues de travail lorsqu’on est en congé parental. Bien quoi? Vous trouvez encore que je n’ai pas de vie? Quand ça fait deux mois qui mouille, ça fait longtemps qu’on a épuisé la liste des choses à faire à l’intérieur. Les murs de la cave, je les ai assez vus! Faut sortir un peu!
Et aller faire le paon avec ses p’tits dans un environnement majoritairement féminin, ça peut juste mettre un peu de soleil dans une journée grise et froide. On fait le plein de remarques gentilles, de sourires et même de quelques petites farces pas trop méchantes sur les papas à la maison. On en oublie presque la météo exécrable qui sévit à l’extérieur.
«Y sont dont biens cutes!»
«Y sont tellement fins!»
«T’as pas l’air trop maganné mon JF !»
« Allaites-tu encore? »
Ha…  les fameuses jokes sur les pères au foyer!
Après une bonne demi-heure de relations publiques intensives sur mon bonheur familial, j’allais crier victoire. Les sceptiques, s’il y en avait encore, n’avaient plus de raison de douter de mes capacités parentales ou du réel plaisir d’être avec les enfants à temps plein. C’était du bon boulot de PR et mes deux p’tits soldats avaient été impeccables dans leur mission. Good job guys! Job well done!
J’aurais dû quitter à ce moment précis. Au lieu de ça, j’ai voulu pousser ma luck.
Et vous savez ce qui arrive dans ce temps-là…
Laisser sa trace
Alors que je laissais fiston jouer tout seul dans le garde-robe d’entrée du bureau pour faire l’éloge de sa grande imagination à s’inventer des jeux et se construire des cabanes, j’ai eu un doute.
Je n’avais pas peur qu’il reste embarré, ni qu’il se fasse mal. J’étais toutefois animé par un sentiment d’urgence. Fallait que j’aille voir si tout allait bien. Et au moment où j’ai mis la main sur la poignée pour ouvrir la porte, je savais que ma visite de super-papa-wannabe prenait une toute autre tournure.
Lucas, qui termine son stage intensif de potty training, venait de faillir à son devoir. Le garde-robe d’entrée, là où les visiteurs et le patron ont l’habitude de laisser leurs vestons et manteaux, était envahi par une odeur nauséabonde d’une intensité difficile à supporter.
Il n’y avait plus d’air dans ce petit espace, seulement du gaz. Par chance que j’ai ouvert la porte rapidement, Lucas n’aurait pas pu se supporter lui-même encore bien longtemps.
Sauf qu’en ouvrant la porte, l’odeur a fini par gagner tout le bureau. De quoi laisser un souvenir amer de ma visite.
« Bien c’est l’fun que tu sois venu, hein JF! Tu repasseras nous voir! »
Le ton était plutôt sarcastique. Les «Y sont beaux et fins!», c’était déjà du passé.

Jeff

jeudi 26 mai 2011

10 000 visites : des statistiques inespérées!


Tout d’abord, je m’excuse de ne pas avoir publié de nouveau texte mardi matin comme à l’habitude. Faut croire que le long congé de trois jours m’a mis dans un mood trop relax. J’ai manqué de discipline…
Je voulais toutefois me rattraper en vous remerciant d’être si nombreux à lire mes textes de semaine en semaine. Après un peu moins de trois mois de vie, le blogue vient de dépasser le cap des 10 000 visites! Pas besoin de vous dire que ça surpasse largement les attentes que j’avais au départ. Et comme il reste encore trois mois à mon aventure de père-au-foyer-blogueur, le plateau des 25 000 pages vues est envisageable. On verra bien!
N’oubliez pas de m’écrire si vous avez des commentaires ou des idées de texte. Certains le font et c’est toujours très agréable de lire vos courriels.
Autre entrevue
Je serai à Québec, dans les studios de CHOI 98,1 Radio X, aujourd’hui (jeudi) à 17h40 pour parler de ma vie de papa à la maison et du blogue. J’ai bien hâte de voir ce que ça va donner. Vous pourrez suivre le tout en cliquant ici.
Il y a aussi quelques médias qui ont manifesté de l’intérêt pour mon histoire. Avec la Fête des pères qui approche, d’autres apparitions médias sont à prévoir…
Drôle de coïncidence…
Mon passage à CHOI survient au même moment qu’une réunion de mes collègues de travail qui vont célébrer les 6 mois de vie de BlogueMauricie.ca, une initiative des CLD de la Mauricie et de la CRÉ Mauricie à laquelle j’ai participé. Pendant qu’ils vont fêter ensemble dans un 5@7 cordial auquel j’aurais dû assister, je serai en ondes à la radio pour parler de mon blogue à moi... Drôle de coïncidence!
Allez découvrir ce blogue très intéressant qui met à l’avant plan le dynamisme et le potentiel économique de cette merveilleuse région.
Il se fait tard…On reprend nos bonnes habitudes et on se reconnecte vendredi!

Jeff


vendredi 20 mai 2011

Évaluation de mi-parcours


Jeff fait relâche aujourd’hui. C’est moi, la maman, qui prend possession du blogue pour lui écrire et lui dresser son bilan de mi-mandat…
Cela fait bientôt trois mois que «l’échange des rôles» est survenu et il est temps de regarder derrière nous afin de faire l’évaluation de ton travail de père au foyer.
 Je ne crois pas que le terme «évaluation» soit juste, car je n’ai aucunement la science infuse en matière de compétence parentale; j’ai toujours fait et je fais toujours de mon mieux pour le bien des enfants, tout simplement.
Sacrifier six mois d’avancement dans ta carrière et ta liberté pour te consacrer aux enfants et aux tâches ménagères font déjà de toi un homme absolument exceptionnel. Je te remercie de ne pas avoir une pensée de «macho». Comme tu l’as dit, un vrai père et un vrai homme n’hésite pas à faire ce qu’il se doit pour ses enfants. Nous sommes une équipe solide et nous travaillons côte à côte, de façon complémentaire et équitable avec nos forces personnelles pour faire face aux aléas de la vie.
Avant de prendre ta décision de rester à la maison, il y a plusieurs choses auxquelles tu n’avais pas pensé.
§  Tu ne savais peut-être pas que tu perdrais une bonne dizaine de livres à force de tout donner, de te dépenser, de faire le ménage, habiller les petits et arriver à l’heure aux rendez-vous.
§Tu ne savais peut-être pas que tu irais faire l’épicerie si souvent que les caissières connaîtraient toutes ton nom et celui des enfants.
§  Tu ne te doutais probablement pas que tu allais me donner un jour un conseil de mode que tu as entendu en écoutant Canal Vie.
§  Tu ne savais peut-être pas qu’il fallait faire deux ou trois brassées de lavage par jour.
§  Tu ne savais peut-être pas à quel point on pouvait bouillir à l’intérieur quand les décibels montent dans la maison, que le vomi se répand sur le plancher et que les couches débordent.
§  Tu ne savais peut-être pas à quel point la patience est un muscle et que plus on l’exerce, plus ça se développe.
§  Tu ne savais peut-être pas que les belles victoires du jour peuvent remplir de bonheur une journée et qu’on n’a pas l’impression de ne rien avoir accompli en restant à la maison… Au contraire!
De mon côté, je ne savais pas à quel point tu pouvais m’impressionner. Envers et contre tous les petits commentaires sur «l’homme au foyer», tu montres la voie à un nouveau modèle de père cool, masculin, intelligent, aimant et qui n’a pas peur de se retrousser les manches pour le bien de sa famille.
Tu es un père qui prend ses responsabilités et qui accompagne sa blonde tel un équipier de rêve. Et surtout, tu es un père qui veut être un excellent modèle pour ses enfants : car tu as compris que c’est par l’exemple que passe une bonne part de l’éducation et les valeurs que l’on veut transmettre à nos enfants.

Je t’aime!
Alex
xxx

mardi 17 mai 2011

Journée de boys!!!


Pas de Canal Vie, pas de magasinage chez Mexx Kids, pas de visite au Jardin botanique, pas de bouffe à préparer ou de vêtements à laver… Aujourd’hui, on se fait une journée de boys! Ho yeah!
Maman étant au boulot et Mia chez son grand-père, on va en profiter pour sortir et faire les fous, juste Lucas et moi. Watch out! Ça risque de brasser.
Dans des journées comme ça, y’a pas mal moins de «Fais pas ça!», «Touches pas à ça!» ou de «Tiens-toi tranquille!». C’est le temps de donner de la corde un peu, de lâcher prise et mettre l’accent sur la seule chose vraiment importante : avoir du fun! Du gros, gros fun!
Parfois, j’avoue qu’on le regrette un peu. Car lorsqu’on met le plaisir à l’avant plan et qu’on écarte toutes les notions de disciplines si difficilement enseignées au fil des dernières années, elles tardent à revenir. Même avec beaucoup d’efforts.
C’est fou ce que quelques heures de lâcher prise peuvent gâcher des années d’enseignement intensif et ardu. Ouf!
Mais bon, faut ce qui faut.
Arrêt important de la journée : la Cage aux Sports. C’est certain que ce ne serait pas une vraie journée de gars si on n’arrêtait pas dans cet endroit mythique. Lucas peut faire autant de bruit qu’il le souhaite et lancer une tonne de popcorn par terre, ça ne dérangera personne.  En fait, la Cage c’est le paradis. C’est fait pour crier, manger, faire des dégâts et prendre un coup. Pour ce qui est de la quatrième option, on va se reprendre Lucas et moi dans une quinzaine d’années. Vraiment pas de presse de ce côté-là.
Si le popcorn, les croquettes, la liqueur et les ailes piquantes ne nous ont pas achevés, on va sûrement se trouver une piscine pour aller brûler toutes ces calories. Il risque d’y avoir de la vague! Après tout, j’ai un futur olympien à entraîner.
Pour le reste, on va improviser. Car c’est aussi ça qui fait la magie de ces journées-là. Chose certaine on va prendre ça coooooooool!
Entrevue avec Gilles Parent du FM 93
Avis à ceux qui avaient manqué mon passage au FM 93 il y a deux semaines, l’entrevue est maintenant en ligne. Le lien est sur le blogue dans la colonne de gauche sous la rubrique Jeff au foyer…dans les médias. Il suffit de cliquer sur la deuxième heure et d’écouter entre 13:44 et 32:57.
Enjoy!

Jeff

vendredi 13 mai 2011

Jeune mâle sauvé de justesse


La scène était horrifiante. À vous donner froid dans le dos. Ce jour-là, j’ai eu peur pour mon fils.
Mon p’tit Lucas, vous le savez si vous avez lu certains de mes précédents textes, c’est un survivant. Un vrai p’tit courageux qui, dès da naissance, a du puiser dans toutes ses ressources pour survivre et maintenir une bonne santé en raison de sa prématurité.
Et vous savez qu’il a remporté sa bataille haut la main. Un vrai champion celui-là!
Mais, malgré cette triomphante victoire qui nous a marqué pour toujours, nous ne sommes pas à l’abri d’un coup dur ou d’une épreuve supplémentaire à surmonter. Ce fut d’ailleurs le cas il y a quelques mois, tout juste avant que je commence mon «congé» parental.
Le jour du drame         
C’était après une dure journée au travail. À peine rentré à la maison, je me mets à table pour  souper. Fidèle à son habitude, Lucas me rejoint et s’assoit juste à côté de moi.
Jusque là, tout va bien. La vie est belle et il fait bon d’être à la maison.
Au moment où j’attrape la télécommande pour mettre la télé à RDS, Lucas entre dans un état de crise incroyable. Il est hystérique et incontrôlable. Je ne l’avais jamais vu comme ça avant. Il avait le visage rouge écarlate et les veines du cou semblaient sur le point d’éclater. Il criait tellement fort que je suis resté figé sur ma chaise, comme une statue de plâtre, complètement démuni de ressources devant cette réaction bouleversante.
Mais au-delà de tout ça, ce sont les mots qui sortaient de sa bouche qui m’ont fait le plus peur. Mon unique fils de trois ans était en train de me faire la crise du siècle… parce qu’il voulait écouter Canal Vie!
«J’veux écouter la Bosse des noces!!!!!!! LA BOSSE DES NOCES!!!!!!! LA BOSSE DES NOCES!!!!!!! LA BOSSE DES NOOOOOOOOOOCES!!!!!!! »
Ça, dans les oreilles d’un père, ça fesse!
Pas une télé pour hommes
En fait, pour vous donner le diagnostic précis, Lucas était victime de ce qu’on appelle la «madamisation» de la télévision. Durant la journée, il pouvait écouter des shows de madame avec sa maman du genre Décore ta vie, Quand passe la cigogne, Oprah, Millionnaire Matchmaker, The View, Wedding SOS, Super Nanny, Airoldi pour une sortie et, bien sûr, la Bosse des noces!
Y’a pas à dire, ma blonde était en train de faire de Lucas un vrai macho. (sarcasme!)
Fallait intervenir. Quand l’occasion de devenir père à la maison s’est présentée, j’ai sauté dessus, ce qui a entraîné un grand changement dans son influence télévisuelle.
Fini Canal Vie. Fini Slice network, pis fini tous les autres postes de madame!
Aujourd’hui, Lucas va beaucoup mieux. Il s’est sorti des griffes de Bosse des noces.
La télé de madame, ou de matante, c’est de l’histoire ancienne. Pis c’est certainement pas moi qui va nous abonner au nouveau canal Mademoiselle.
Mon gars, ne me fais plus jamais peur de même!

Jeff

mardi 10 mai 2011

Bébés à louer


Être papa au foyer, ça coûte cher. En fait, lorsqu’on profite du congé parental comme je le fait, faut dire bye bye à 50% de son salaire…
Quand on choisi de rester à la maison avec les p’tits, on sait qu’on va travailler trois fois plus fort qu’au boulot. On met aussi notre santé mentale en jeu en plus d’accélérer la poussée des cheveux gris, l’apparition des rides ainsi que des super-méga-poches-en-dessous-des-yeux.
Puis, en bout de ligne, il nous manque la moitié de notre paye chaque deux semaines.
Être papa au foyer, ça coûte cher. Être papa au foyer, ça magane le body. Être papa au foyer, c’est… une maudite belle preuve d’amour! 
Pis j’en connais deux qui sont mieux de s’en souvenir longtemps! ;)
Pour le body, faut croire que ma blonde s’est rendue compte des effets dévastateurs que mon emploi actuel avait sur moi, elle qui m’a équipé de quelques crèmes rajeunissantes dernièrement. J'viens-tu vraiment d'écrire ça moi? Ayoye, j'ai pu 20 ans!
1-800-bébé-à-louer
Comme aucune crème n’existe pour soulager mon mal de portefeuille, j’ai cherché quelques solutions pour augmenter mon revenu. Et je crois bien avoir trouvé.
Non, je ne vendrai pas ma maison, ni mon auto. Je pense plutôt lancer ma propre entreprise de location de bébés.
Vous voulez être populaires?
Vous voulez être remarqués?
Vous voulez séduire?
Composez le 1-800-bébé-à-louer. J’ai le produit qu’il vous faut!
Ma nouvelle entreprise n’offre que deux produits mais ils sont d’une qualité sans reproche. C’est satisfaction garantie!
Mia, c’est la fille qu’il vous faut pour trimbaler avec vous partout où vous allez. À l’épicerie, au centre d’achat ou sur la rue, elle fait tourner toutes les têtes grâce à son sourire et ses yeux pétillants.
Lucas c’est votre sportif, votre gars de party. Vous voulez être accompagné par le seul enfant de trois ans capable de vous batte de vitesse à la natation ou de faire rire tous vos invités durant une longue soirée? C’est Lucas qu’il vous faut.
Le prix de location est toutefois très élevé, ce qui risque de faire planter ma business avant même qu’elle ne décolle…
Quoi que, certains jours selon leur humeur, je serais fortement tenté de faire de gros spéciaux.  

Jeff

vendredi 6 mai 2011

Celle qui me fait de l’effet!


Ça fait un p’tit bout de temps qu’elle me titille, la p’tite coquine. J’ai beau essayer de lui résister, ses charmes font leurs effets. Et ça ne me sert à rien de me battre contre mes sentiments. C’est dans ma nature d’homme de fondre devant d’aussi belles courbes.
Pis c’est pas parce que je suis jeune et en couple que je vais me mettre à culpabiliser de tomber pour elle. Au contraire! Faut vivre un peu!
Sérieusement, elle est vraiment trop hot! Ce n’est pas seulement son body d’enfer qui me fait vibrer, mais aussi son p’tit côté caméléon. On dirait qu’avec elle j’arriverais à avoir du fun et à me sentir à l’aise peu importe l’endroit et la situation.
Depuis un bout de temps, j’en rêve.  Maintenent, je ne veux plus seulement rêver, je veux faire le saut, me jeter dans le vide et vivre la grande aventure.
Peut-être que je suis en train de vive une crise de la quarantaine en avance. Mais ce que je sais, c’est que j’ai grandement besoin d’elle dans ma vie!
Elle le sait…
Avant de crier au scandale, laissez-moi vous dire que ma blonde est au courant de «l’affaire». On en discute souvent. Je la remercie d’ailleurs pour son ouverture d’esprit. Faut dire que nous avons commencé à nous fréquenter alors que nous avions 19 ans et ce n’est que 13 ans plus tard, à l’âge de 32 ans, qu’elle se dit prête à me laisser aller à ce nouveau fantasme. Vive la complicité!
Car si j’avais proposé ce scénario ne serait-ce qu’il y a 4-5 ans, je me serais fait revirer de bord assez rapidement. À cette époque, nous n’étions pas prêts en tant qu’individus et que couple à faire face à cette situation. Là, nous le sommes.
Et j’espère que vous n’êtes pas en train de nous juger en lisant ces lignes. Car sachez que plusieurs couples que je connais vivent la même situation que nous, mais refusent obstinément de régler la question une fois pour toutes. Tant pis pour eux. Moi, je ne vais pas gâcher ma vie à me laisser influencer par ce que peuvent penser les autres.
L’autre Elle
Mais revenons à ELLE si vous le voulez bien…
C’est quand même drôle qu’elle me fasse triper autant. Car lorsque j’avais 19-20 ans, je vous aurais dit qu’elle n’était tout simplement pas de mon goût.
J’aurais certainement préféré une silhouette plus élancée que la sienne, avec un plus petit derrière (quoi que le sien n’est pas si gros peu importe ce que disent les critiques). J’aurais peut-être recherché un look plus rock & roll que le sien. Son côté luxueux et ses nombreux accessoires à la mode m’auraient laissés un goût de superficialité… Bref, elle n’aurait pas attiré mon attention plus qu’il le faut.
Mais, aujourd’hui, c’est justement sa grosseur et son luxe qui constituent ses principaux atouts…
Reality check
Car avec deux enfants et une montagne d’articles de bébé à trimbaler, j’avoue que je me sens à l’étroit dans ma Honda Civic. En plus de manquer de place, mon char manque de confort, de luxe et de sécurité.
Voilà pourquoi je fantasme sur Elle…La Honda Odyssey.
Luxe, espace, sécurité. Ça c’est une bagnole pour les pères au foyer. Ça m’en prend une! Et comme je vous le disais, ma blonde est bien daccord avec ça.
Quoi? Vous aviez accroché sur la photo de Jennifer Lopez?
J’ai vérifié, elle ne vient malheureusement pas avec le char.
Too bad!

Jeff